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Tests croisés 17 films 120 / 6 révélateurs

 

Présentation du projet

Pratiquant la photographie depuis mon plus jeune âge, ayant commencé en argentique N&B avec mon père, j’ai pendant de nombreuses années sauté d’un film à un autre, d’un révélateur à un autre, suivant ce qui me tombait sous la main ou ce qui était disponible au magasin du coin. Le tout, sans vraiment chercher à étudier ce qui différenciaient les produits et les résultats obtenus. Les négatifs étaient alors disparates, et pas nécessairement avec les spécificités attendues. Il y a quelques années, j’ai commencé à faire des tests plus précis, me concentrant sur quelques modèles de films, et un ou deux révélateurs. Puis est venu le jour où j’ai décidé de me lancer dans un grand comparatif. Certes, ce grand test croisé n’est pas exhaustif. Il serait bien trop long et trop couteux de vouloir tester tout ce qui existe sur le marché. Les couples films/révélateurs seraient énormes. J’ai donc décidé de me limiter à des produits que l’on trouve couramment et plutôt facilement à travers le monde. J’ai choisi cinq marques de films format 120, de sensibilité entre 25 et 400 ISO. J’ai volontairement éliminé les quelques films de sensibilité supérieure, bien que j’en utilise de temps en temps, notamment la Delta 3200. Il fallait bien mettre une limite. En ce qui concerne les révélateurs, je me suis limité à six références, certains en poudre, d’autres en liquide plus ou moins concentré.

 

Le projet en quelques chiffres

Au studio

5 marques de films
17 modèles de films
51 films
510 déclenchements
7 heures de shoot en studio

Au labo

43 mètres de film
32 litres de révélateur
9 litres de fixateur
27m3 d’eau
15 heures de temps de développement
10 heures de temps de fixage
26 heures de temps de rinçage

Au bureau

3 jours d'étude de temps de développement
3 heures d’identification et de classement
8 heures d’acquisition de scan
83 Go de fichiers bruts
113 Go de fichiers au total
2 jours de traitement

 

Process de prise de vue

Un test de cette envergure et de ce type doit permettre de mettre en avant les différences entre chaque couple de film/révélateur. Il est donc nécessaire que toutes les étapes soient réalisées le plus identiquement possibles. Les prises de vue ont donc été réalisées en une seule fois. Afin de garantir les résultats et limiter les ratés, il a été réalisé trois occurrences de chaque film. En effet, ayant choisi six révélateurs, j’ai estimé que chaque film pouvait être coupé en trois parties d’environ 25 cm. Il me fallait donc deux films complets pour réaliser les tests. Un autre film a donc été fait en cas de problématique au développement. Les prises de vues ont été faites en studio, disposant d’un éclairage constant en lumière continue généré par deux torches Gemini 500R avec deux boîtes à lumière de 80x80 cm. Les objets de la scène ont surtout été sélectionnés en fonction de leur rendus : brillant, mat, chromé, brossé, transparent...

La mire de test

Une mire couleur a également été fixée au mur afin d’obtenir une gamme de gris et ainsi de pouvoir étudier la « conversion » de telle ou telle couleur. Le matériel de prise de vues a été choisi pour garantir une stabilité à toute épreuve et une absence totale de vibration ou de déplacement. Un solide pied de studio, fixé au sol et au plafond a été mis en place. Le matériel de prise de vues utilisé fut ma chambre Linhof Technika 70 avec son merveilleux Xenotar 100/2.8 et des dos 6x7. A noter que l'obturateur de l'objectif a été révisé quelques mois avant la séance, les vitesses étaient donc sûres et constantes. Afin de garantir encore une fois les résultats, un déclencheur à distance a été utilisé. Bien entendu, la mise au point et le diaphragme (16) n’ont pas été modifié tout au long de la séance. Le temps minimum d'obturation, quant à lui, a été choisi pour que les films les moins sensibles aient une exposition d'une seconde afin de ne pas avoir d'effet Schwarzschild. Ensuite, la loi de récipocité a été utilisée pour les sensibilités supérieures.

 

Process de développement

Tout comme pour la prise de vues, l’étape de développement des films a été réalisée dans des délais courts et dans les conditions les plus homogènes possible (régulation de chauffage à 20°C). Chaque lot d’un même film a été séparé en deux : deux films pour le développement, un film de réserve au cas où. Cette démarche un peu exagérée a été utile deux fois, les résultats de développement étant décevants et douteux. Chacun des deux films sélectionnés a été coupé dans le noir avec un massicot que j’avais fixé sur une planche et installé une butée afin d’avoir des longueurs de films identiques. Puis chaque morceau de film (6) a été mis sur une spire et dans une cuve Jobo séparée. Les révélateurs, préparés scrupuleusement suivant les prescriptions des fabricants, ont été réalisés en de grandes quantités afin de garantir leur efficacité et leur tenue dans le temps. Tous les développements ont été réalisés à bain perdu. Seul le fixateur (Ilford Rapid Fixer en 1+4) a été remplacé tous les 9 morceaux de films environ (3 films).

Le laboratoire

Le process a été réalisé de manière identique et précise : développement à 20°C suivant le temps prévu, avec un Jobo CPE2 en vitesse de rotation 1, rinçage de 4 minutes avec tuyau Jobo spécifique, fixation de 10 minutes, rinçage de 10 minutes. Les six morceaux de film d’un même film ont été développés successivement et en cascade en une fois. Les cuves étant identifiées par un numéro correspondant à un révélateur, il était impossible d’inverser des cuves et de se tromper dans les résultats. Une fois un modèle de film complet développé, je passais au modèle suivant et ainsi de suite. Neuf jours à plein régime ont été nécessaires pour réaliser les développements. Note importante en ce qui concerne les temps de développement et les dilutions : Les temps que j'ai sélectionnés ont été calculés à partir d'une formule de moyenne pondérée, qui est une moyenne où le temps préconisé par le fabricant rentre dans 70% du calcul, les 30% restant étant la récupération de trois valeurs (3x 10%) de temps trouvés sur le net, dans des livres ou de retours d'expériences de photographes, sans dépasser +/- 20% de la valeur fabricant.

 

Process d'analyse

Une fois tous les négatifs traités, séchés et identifiés au feutre avec le modèle de film (cela peut paraître bête me diront certains, car le nom du film est mentionné sur le côté… et bien pas tous !) et le révélateur utilisé, je les ai découpés en bandes de 21 cm et classé dans des feuilles cristal. Ne disposant pas d’un scanner professionnel de type Imacon, mais seulement d’un Epson V850, assez moyen, il a fallu trouver le réglage adéquat et unique qui conviendrait pour chaque film. Chaque morceau de film a donc été scanné avec des réglages particuliers, à 3200 dpi, de la même manière, puis enregistré et identifié, classé par dossiers, puis recadrés identiquement sous Photoshop. Pour garder le maximum de qualité, l'antipoussière IR a été désactivé. Le brut de scan a été conservé, et une haute définition exportée en JPEG pour pouvoir être téléchargée. Une copie de la haute définition a été effectuée, et les niveaux rééquilibrés en se basant sur le blanc et le noir de la mire et en contrôlant l'histogramme. Cela permet au final de se rendre compte du rendu et de la douceur ou de la dureté des dégradés de gris et de l’influence sur différentes zones de l’image en fonction du couple révélateur/film, tout en faisant abstraction du niveau de transparence du support en lui-même et de sa coloration.

 

Analyse du grain

Cette analyse n'était pas prévue au départ du projet, pour des raisons techniques et matérielles. Puis, au cours du projet, j'ai investi dans un microscope trino de laboratoire pour d’autres besoins, ce qui m'a permis d'envisager la prise de vue du grain de chaque film ayant été développé dans chacun des révélateurs. Après quelques essais avec une simple webcam puis une webcam dédiée astrophotographie, je me suis rendu compte que la résolution n’était pas suffisante et le rendu très flou. J’ai donc acheté un adaptateur pour le microscope afin de fixer une monture EOS. Afin de gagner encore un peu en précision, j’ai utilisé un EOS 40D. En effet, les 5Dmk2 et mk3 utilisés pour faire les tests ne permettaient pas d’avoir un champ assez large, l’adaptateur étant assez étroit. Le forma APS-C est donc plus adapté. Pour garantir à la fois une rapidité (tout est relatif…) d’acquisition et éviter toute vibration, l’appareil a été contrôlé à distance par ordinateur, avec visée sur écran afin de déclencher une fois la mise au point faite. Encore une fois, afin de résoudre le plus possible la taille et la forme des grains (quand il y en a…), j’ai utilisé un objectif 100x à immersion à bain d’huile, afin de gagner en qualité optique. Le rapport final est de 1600x.

 

Process organisationnel

Process du test

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Jean-Baptiste Merillot

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